Ce que l’automatisation ne peut pas juger
Les contrôles automatiques vérifient des propriétés mesurables : longueur, présence de champs, scores de similarité, validité de syntaxe. Ils ne peuvent pas évaluer si une phrase est naturelle dans la langue cible, si une donnée locale est contextuellement pertinente pour un lecteur de cette commune, ou si l’article répond réellement à l’intention de recherche identifiée. Ces jugements requièrent un lecteur humain.
La revue humaine est donc concentrée sur ce que les algorithmes ne peuvent pas mesurer. Un relecteur humain qui passe 10 minutes sur un article évalue la fluidité, la cohérence logique, la pertinence locale et l’absence de formulations artificielles. Ces critères ne sont pas quantifiables mais sont déterminants pour la qualité perçue.
Échantillonnage et fréquence de la revue
5 % des pages validées par les contrôles automatiques sont soumises à revue humaine avant publication. L’échantillon est tiré de façon stratifiée : au moins 3 pages par template, au moins 2 pages par langue principale, au moins une page de chaque cluster thématique. Cette stratification garantit que la revue couvre la diversité du corpus et pas seulement les pages les plus communes.
La fréquence de revue est hebdomadaire pour les nouvelles pages et mensuelle pour les pages existantes (audit aléatoire de 20 pages du corpus en production). L’audit mensuel sert à détecter une dérive de qualité qui se serait installée progressivement : une dégradation lente est moins visible que si on ne compare qu’à la version précédente.
Intégrer le feedback humain dans le pipeline
Les observations des relecteurs sont structurées en catégories : problème de fluidité linguistique, donnée incorrecte, formulation artificielle, manque de pertinence locale, autre. Ces catégories alimentent un log de décisions qui est analysé mensuellement pour identifier les patterns récurrents.
Un pattern récurrent (ex : les articles sur les communes de moins de 2 000 habitants manquent systématiquement de pertinence locale) déclenche une révision du template ou des données correspondantes. Le feedback humain devient ainsi un signal d’amélioration du pipeline, et non une simple correction ponctuelle.
Questions fréquentes
Qui effectue les revues humaines ?
Les revues sont effectuées par des éditeurs qui connaissent à la fois le SEO et la rédaction web. Pour les langues étrangères, les revues sont effectuées par des locuteurs natifs avec une formation éditoriale. Aucune revue n’est effectuée par la même personne qui a développé le template concerné.
Les corrections issues de la revue humaine sont-elles appliquées manuellement ou remontent-elles dans le pipeline ?
Les corrections de données (erreur factuelle) remontent dans les fichiers de données source et déclenchent un rebuild. Les corrections de formulation (style) remontent dans les tables de variation ou les fichiers de traduction. Aucune correction n’est appliquée directement sur le HTML généré : cela contournerait le pipeline et serait écrasé au prochain build.